5km par jour, Semaine 3 : Quand la motivation part et que la discipline reste

Le défi 5 km durant 30 jours consécutifs

Je suis officiellement à mi-chemin de mon défi : courir 5 kilomètres, chaque jour, pendant 30 jours.

La première semaine ? C’était l’euphorie. L’adrénaline du nouveau projet, l’envie de se prouver quelque chose, les jambes fraîches. C’était presque « facile ».

Mais nous voilà au-delà de la Semaine 2.

Et pour être tout à fait honnête : la lune de miel est terminée. L’excitation du début a laissé place à la routine, aux courbatures accumulées et à la réalité du quotidien. C’est précisément maintenant, alors que je suis dans le « dur », que je comprends la différence fondamentale entre la motivation et la discipline.

Le mur de la deuxième semaine

Si la première semaine était un sprint émotionnel, cette deuxième semaine est une bataille mentale.

Il y a eu ce matin où il pleuvait. Il y a eu d’autres soirs où la fatigue s’accumulait. Dans ces moments-là, mon cerveau cherche toutes les excuses valables pour sauter une séance. « Juste un jour de repos, ça ne changera rien », me chuchote-t-il.

C’est là que le piège se referme si l’on compte uniquement sur la motivation. La motivation est une émotion, elle est capricieuse. Elle n’est pas là quand il fait froid ou quand on est fatigué.

La discipline : L’art de ne pas négocier

Ce que j’apprends en temps réel, c’est que la constance ne vient pas de l’envie, mais de la décision.

Pour survivre à cette deuxième semaine, j’ai dû arrêter de négocier avec moi-même. Je ne me pose plus la question « Est-ce que j’ai envie de courir ? »

La discipline, c’est transformer l’action en automatisme. C’est mettre ses chaussures avant même que le cerveau ait le temps de protester. C’est accepter que la performance ne sera pas toujours au rendez-vous.

  • J’ai fait des courses lentes.
  • J’ai fait des pauses lors de mes courses.
  • J’ai fait des courses sans plaisir immédiat.
  • Mais je les ai faites.

Et étrangement, la fierté ressentie après ces courses « difficiles » est bien plus grande que celle des jours faciles.

Comment je tiens le coup (pour l’instant)

Alors qu’il me reste encore deux semaines à parcourir, voici les stratégies que j’applique pour ne pas lâcher :

  1. Le « Pourquoi » : Je me rappelle que je ne fais pas ça pour devenir un athlète olympique, mais pour forger mon mental. Si je lâche maintenant, j’affaiblis ma volonté. Si je continue, je la renforce.
  2. L’écoute du corps : Courir tous les jours demande de la vigilance. Je passe plus de temps à m’étirer et je veille à mon sommeil. La constance, c’est aussi durer, donc ne pas se blesser.
  3. Un jour à la fois : Je ne pense pas aux 15 jours restants. Je pense juste aux 5 kilomètres d’aujourd’hui.

La suite du défi

Il reste encore du chemin. Je ne sais pas dans quel état je finirai ce mois, mais je sais une chose : la discipline est un muscle, et je sens qu’il est en train de grossir jour après jour.

Merci à tous ceux qui m’envoient de la force. On se retrouve à la ligne d’arrivée !